BMW F900XR ma vérité

Premières impressions après 2000 km au guidon

4 Août 2026, 14:08pm

Publié par Bernard Pradines

Premières impressions après 2000 km au guidon

Les dernières modifications apparaissent en caractères bleus.

Avantages et inconvénients de la F900XR de 2022 en descendant d’un Yamaha Tracer 700 de 2020. Car je crois qu’une moto se compare toujours à celle que l’on connait bien, surtout si elle est la précédente. Elle nous parle à la première personne du singulier.

Je suis maniable à souhait une fois sur la route malgré mes 219 kg ; je suis clairement une routière, même si je ne suis pas des plus musclées.

Je ne suis pas une citadine. Ma première vitesse tire long et l’embrayage est nécessaire à basse vitesse. A propos de vitesses, je suis capricieuse quand il s'agit de trouver mon point mort (neutre). J'exige mon consentement qui est généralement obtenu grâce à l'expérience, éventuellement en m'avançant un peu ou bien en me donnant un petit coup d'accélération.

Si je suis en mode Dynamic, je suis parfois un peu rageuse. Sinon, en mode Rain, je chante sous la pluie mais je n’avance guère. En mode Road, je suis une allemande placide mais qui peut se réveiller. Morgen, aufstehen !

Je freine très bien à l’avant grâce à mes grands disques. A l’arrière, il est possible de trouver un levier appuyant sur une espèce de chewing-gum que l’on doit chercher bien bas, presque trop près de la route !

Mon frein moteur est loin d'être ridicule. Si l'on tombe un de mes rapports dans une file de véhicules, on est moins amené à user de mes freins habituels lors des variations modérées de ma vitesse.

Mon moteur chauffe les jambes de mon cavalier. Agréable en hiver, merci pour lui. Exécrable lors d'une canicule s'il ne revêt pas un vrai pantalon de moto. A propos de moteur, je ne veux pas recevoir une huile qui ne me serait pas convenable. N'utilisez  que des huiles 5W-40 portant explicitement la mention JASO MA2 sur le bidon

Je fais du bruit, davantage que le Yamaha Tracer 700 car mon moteur se fait davantage entendre et parce que ma bulle relève du cache sexe, au moins dans sa version d’origine. Le vent ne va pas dans les cheveux blonds de mon pilote mais secoue le casque du boulet pesant qui s'assoie sur moi ; le bruit lié aux mouvements d’air mérite bien les dispositifs de protection de ses oreilles. Et ceci malgré la réputation de son casque japonais SHOEI GT-Air3. A propos de ce casque acheté neuf, mon propriétaire a eu le sentiment d'avoir acheté un étau qui lui serrait les masséters et toute la mandibule d'une manière intolérable. Un petit tour par l'intelligence artificielle et il fut placé pendant plusieurs jours un livre puis un flacon de plastique large entre les mâchoires du Cyclope. Cette manœuvre semble indispensable au rodage de ce casque, pourtant à la bonne taille. Autre désagrément :  un déflecteur m'a faussé compagnie sur l'autoroute, la force du vent l'ayant décroché de la bulle. Etait-il mal fixé ? En tout cas, il est passé au-dessus du casque de mon cavalier, trajectoire qui lui a épargné un choc violent. Les gestionnaires de la sécurité de l'autoroute ont été prévenus afin que le déflecteur ne puisse pas provoquer un accident, en particulier d'une moto qui aurait dérapé sur cet accessoire transparent.

Ma hauteur de la selle standard se situe à 820 mm; elle est plutôt commode d'accès pour mon cavalier de 1,72 m, alors que le Tracer se situait à 845 mm. Cette disposition compense partiellement mon excès pondéral de 23 kg par rapport à l'achat précédent de mon propriétaire. Mon poids peut poser un problème quand je suis placée sur la béquille latérale avec une inclinaison gauche importante. D'autant que cette béquille est relativement courte. Il ne sera pas toujours facile de me verticaliser. Mieux vaut bien repérer le plan de stationnement avant de me garer.

Il est relativement facile de me placer sur la béquille centrale.

Pour sa part, la béquille latérale possède deux puissants ressorts de rappel, ce qui pourrait me mettre à l'abri d'une coupure moteur intempestive lors d'une secousse intense. Un mauvais souvenir sur le Tracer.

Je ne suis pas des plus confortables car ma selle d’origine est passablement dure ; mais ma suspension, au moins à réglage électronique, permet d’absorber l’inconfort des surfaces inégales.

Je sais allumer mes phares toute seule quand je rentre dans un tunnel et je les éteins pour laisser seulement les petites diodes lorsque j’en sors.

J’ai une clef située sur mon pilote qui me commande lorsque l'on se situe dans ma proximité immédiate : contact, bouchon de réservoir... Parfait ! Mais la batterie de ma clef peut me laisser tomber facilement, surtout si la pile en question n’est pas de la meilleure qualité. Heureusement, un contact sans pile peut se faire sous ma selle. Il peut s'effectuer avec la clef habituelle ou bien avec une clef de secours à conserver. Ne pas caler toutefois car il faudra à nouveau enlever ma selle pour rétablir le contact !

Si ma bagagerie n’est pas de marque, la mienne est du SHAD, je nécessite deux clefs supplémentaires : top case et valises.

A ce propos, les valises, jamais utilisées auparavant, surtout la gauche, dégageaient d'emblée une forte odeur de formol lors de leur ouverture, en particulier après ensoleillement. Un petit tour par Gemini et mon cavalier apprend que des composés organiques volatils (COV) ne demandent qu'à s'échapper des valises neuves. Se documenter donc pour savoir comment y remédier.

Le top-case, de même marque, n'est pas évident à remonter sur son support. Risque de chute de l'accessoire. Idem pour les valises qu'il est parfois difficile de verrouiller en début d'utilisation. Ce qui fait en tout quatre avec l’antivol extérieur. Bon, je m’y retrouve.

A bientôt.

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